13 mai 2013










comme à chaque fois, je plane dans ma tête dans ces moments de calme, de rien, dans ce temps suspendu. parfois, l'envie d'une tasse de thé. j'enfile un pull même s'il fait doux, je pose mes pieds sur l'herbe, je carasse les brindilles et je soupire, de satisfaction. j'écoute la mer au fond d'un coquillage, je me laisse bercer par le bruit, les yeux fermés. l'idée de rien qui flotte alors que Paris est sous la pluie. je me délecte de la douceur du soleil, des plaisirs minuscules. quel bonheur ! 

le soir, on se retrouve en famille autour du poêle. le feu crépite. on est là dans cette parenthèse infime. on se réchauffe et discute de nos vies, de littérature, de politique, un tout petit peu. samedi matin, le rendez-vous est pris. onze heure. les amis nous attendent sur la terrasse d'un café. les enfants s'amusent. on picore les olives vertes basilic citron achetées au marché autour d'un verre. on finit par faire un petit saut à la boutique-atelier de la douce et délicate Mathilde

on parcourt quelques kilomètres en voiture pour retrouver la mer. on a tout juste le temps de jouer aux boules avant qu'on se laisse surprendre par la marée montante. on en rit. on décide de terminer la fin de l'après-midi dans un bel endroit inattendu, imprévu, adossé à une colline couverte d'ajoncs et de fougère. il pleut. les fines gouttes de pluie ne sont que passagères. on apprécie la vue de la mer toute proche. les enfants dévorent les livres entre deux diabolos fraise, chez Caplan and Co. l'envie de lire les mots de Sartre ou encore printemps et autres saisons de Clézio et de déguster les petits caramels au beurre salé.

comme chaque soir, depuis une semaine. je me glisse sous les draps jusqu'au petit matin. à l'étage, je sens l'odeur du café qui coule déjà. je me lève, regarde par la fenêtre le gris mouillé de la campagne avent de rejoindre la bande réveillée depuis au moins une heure. tout juste le temps de se préparer que nous voilà repartis sur les chemins côtiers, les pieds nus dans les petits grains de sables et dans les vagues. on s'arrête un long moment pour poser les yeux sur les étonnants paysages et l'immensité de la mer comme si le monde était à nos pieds. 



le Finistère, mai 2013.



17 commentaires :

  1. ah ma douce... c'est très beau et me rappelle des souvenirs, à moi à moitié finistérienne...

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  2. Tes mots donnent des envies de Finistère :-)

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  3. il est si beau mon bout du monde... et tu m'as donné envie de retourner au Caplan et de m'y attabler après une petite marche de Beg an Fry ...

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    1. ton si beau bout du monde est saisissant, enivrant. il me manque déjà. bises

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  4. tes mots me font penser à mes vacances... doux bons et délicieux...
    Je t'embrasse ma belle

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  5. Tu sembles avoir passé un doux moment en Bretagne! La vie et faite de choses simples qu'il faut apprécier, c'est ce que tu sembles faire.....tu as raison....
    Biz

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  6. vie simple, plaisir simple, envie de partager tout simplement J'aime ces vacances....

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  7. Yes, tu es là, vibrante.

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  8. De la douceur à n'en plus finir.
    Comme j'aime te retrouver ici**

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  9. Je viens de lire, le temps de cette lecture, le Finistère tel que je ne le vivrai sans doute jamais. Un moment d'une douceur infini. Je sors d'une rêverie.
    Merci de l'avoir partagé avec nous.

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    1. je ne pouvais que laisser trace de cette jolie parenthèse où tout m'a semblé si paisible, si fort, si vrai. la vie, entourée de belles personnes. merci à toi aloÿse !

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  10. Se laisser habiter par le vent, les souffles, les rires, le sel. Ce n'est pas rien. Profite !

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  11. oh les beaux clichés aux couleurs douces et pastels!!!

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  12. tout à l'air parfait!
    ces moments la passent toujours trop vite.

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  13. Merci Maï pour cette jolie visite, et ces mots ici et là...
    Peut-être à autre un jour, de retour en Finistère... je le souhaite !

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